Schmitt___L_enfant_de_No_Eric-Emmanuel SCHMITT
L'enfant de Noé


Albin Michel - 2004 - 189 pages - emprunt Médiathèque

Présentation de l'éditeur
Un enfant de sept ans est arraché à ses parents pour pouvoir survivre.
1942. Les rafles commencent. André, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.
Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d’un prêtre, le père Pons, un homme simple qui est cependant habité par la folie des justes. Sous son église, dans la crypte, le père Pons a aménagé une synagogue secrète. La nuit, il y étudie la Torah, la Kabbale, les textes des rabbins et il y collectionne les objets de culte. Dans un univers en apparence chrétien, il s’attache à faire survivre la culture juive pour la transmettre à ces enfants sauvés afin qu’ils ne perdent pas leur identité.
Tel Noé pendant le déluge, il a décidé de sauver l’humanité. Malgré elle. Contre elle.
Qu’adviendra-t-il d’André et de tous ces enfants de Noé pendant la guerre ? Et surtout que deviendront-ils, une fois la paix revenue, avec cette double identité : juifs et chrétiens ?

Mon avis : Je continue dans ma série, "Cycle de l’invisible" écrit par Schmitt, "L’enfant de Noé" s’inscrit dans une continuité parfaite avec ses prédécesseurs ("Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" et "Oscar et la dame rose).

J’ai lu ce livre avec toujours le même plaisir, bien que l’histoire en elle-même ne m’attirait pas, même si c’est une histoire poignante, j’ai peut être trop lu de livres sur le sujet (de la déportation et de la condition des juifs pendant la guerre), et me parait donc comme du vu et revu… d’autre part, contrairement aux deux précédents lus, ici, la religion (qui est pourtant la base de ce cycle…) est un peu trop présente à mon goût mais l’écriture de Schmitt m’a portée au delà de tout  cela.

Toujours dans une écriture limpide, directe et efficace, et avec sa façon de « faisons comme si de rien n’était … » Schmitt arrive à nous faire passer sa philosophie, ici il aborde la notion de respect et de tolérance de la différence et une grande leçon d’humilité.

Je continuerais et finirais donc ce cycle avec Milarepa qui fut le premier écrit du cycle.


«Les humains se font du mal entre eux et Dieu ne s'en mêle pas. Il a créé les hommes libres. [...] Dieu a achevé sa tâche. C'est notre tour désormais. Nous avons la charge de nous-mêmes.»

 

 "Une religion n'est ni vraie ni fausse, elle propose une façon de vivre."


 

Rappel : « Cycle de l'Invisible », cycle de quatre récits qui traite des religions :

· 1997 : Milarepa
· 2001 : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
· 2002 : Oscar et la dame rose
· 2004 : L'Enfant de Noé

Éric-Emmanuel Schmitt continue d'écrire pour "Le cycle de l'Invisible". Il a déjà annoncé qu'il travaille au cinquième volet, et qu'il compte encore en écrire trois après celui-là.

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