Ce petit dossier est fait à partir de mes diverses lectures de livres généralistes sur les mangas et de certains sites traitant de ce thème. Peut être ai je pris des morceaux des uns et des autres. Hélas, je n'ai pas forcément noté les différents liens... Si un Copyright existait sur ces derniers, et que vous vous en rendez compte, merci de me le signaler et je ferais ce qu'il est en mon devoir de faire !.... je ne voudrais offenser personne...  J'ai fait un petit condensé de ce que j'ai trouvé, ce qui me paraissait intéressant de savoir pour commencer... mais bien sur, il est bon d'aller plus loin si vous le souhaitez et d'aller farfouiller vous même sur ces différents sites... ;-).

Qu’est qu’un manga ?9wrsld8j

"Manga" est un terme 100% japonais et non une traduction "à la française" du mot équivalent japonais. Manga est devenu maintenant un mot international. Au japon, il fait partie intégrante de la vie quotidienne.

Un manga désigne en japonais les bandes dessinées en général, en français, ce terme désigne les bandes dessinées japonaises, et par extension, les bandes dessinées non japonaises respectant les codes des productions populaires japonaises.

La traduction littérale est « image dérisoire » : ga « dessin », « gravures, et man : « involontaire », « divertissant », « sans but ».

Le terme est apparu au 19ème siècle, par le peintre Hokusai. Le manga, tel que nous le connaissons aujourd’hui, ne date que du 20ème siècle et celui qui va imposer sa technique de dessin et de narration s’appelle Osamu Tezuka.

C’est après la seconde guerre mondiale que ce genre littéraire a commencé à se développer par l’intermédiaire de magazines. Le papier étant rare et l’encre chère, les mangas étaient dessinés en noir et blanc. Aujourd’hui encore les mangakas (dessinateurs de mangas) sont peu habitués à travailler en couleur et continuent à dessiner en noir et blanc, et utilisant plusieurs nuances.

58_800Les mangakas

Le dessinateur de manga est appelé mangaka. Généralement, le mangaka endosse la double casquette de dessinateur et de scénariste, mais le travail se répartit parfois entre deux personnes.
Il est soumis à des rythmes de parution très rapides, et ne bénéficie pas toujours d'une totale liberté sur son œuvre, selon la réception auprès du public. Si le manga connaît un fort succès, l'auteur devra prolonger son histoire, même s'il voulait la terminer. À l'inverse, certaines œuvres peu connues ne verront pas leur suite et fin publiées. Si leur manga fonctionne bien, ils peuvent devenir très riches et connaître la gloire en voyant leur série portée à la télévision, au cinéma... ainsi, il peut livrer 200 pages en deux mois, quand un dessinateur de franco belge met parfois un an à achever un album de 72 pages ! Cet exploit est rendu possible par l’aide d’assistants : si quelques mangaka travaillent seuls, beaucoup oeuvrent au sein d’un studio, et sont secondés dans leur tâche par des assistants qui effectuent dessins de décors, retouche de personnages, encrage. Généralement, la carrière d'un mangaka commence d'ailleurs par l'assistance d'un autre mangaka.

dnangel203Les différents types de mangas

Les revues de manga sont généralement destinées à une catégorie d'âge précise :

Kodomo:  qui signifie littéralement « enfant ». Ces mangas sont destinés aux plus jeunes lecteurs (entre 6 et 11 ans) mais la lecture peut s’en faire de 7 à 77 ans !.....

Shōnen : désigne les manga destinés à un public adolescent de sexe masculin (de 8 à 18 ans) et généralement conçu par des hommes, même si les filles en lisent aussi. Il est le genre le plus représenté. Ce genre privilégie l'action, les combats, ou même le sport et les histoires de lycéens. Le plus souvent le shônen suit une trame établie : le héros est orphelin ou vit loin de ses parents. Il est honnête et innocent, il est doté de pouvoirs hors normes et parfois magiques, et se bat pour terrasser le Mal. C’est un genre codifié véhiculant très souvent le même type de valeurs tel que le dépassement de soi, l’amitié, la justice, la bravoure.
Parmi les Shonen on trouve :058

- Nekketsu : le terme signifiant sang brûlant désigne les shōnen mettant en scène des héros exaltés défendant des valeurs viriles traditionnelles telles que le courage, l'amitié et le dépassement de soi ; Gokû, le héros de Dragon Ball, est un exemple typique de personnage ayant ces caractéristiques.

- Pantsu : le terme anglais pants (culotte) prononcé à la japonaise désigne les shōnen mettant en scène un héros généralement masculin, pervers, n’ayant rien pour plaire au milieu d'un univers féminin dans le cadre d'une comédie romantique, avec peu de second rôle masculin ou sont pires que le héros ; le héros est maladroit et se retrouve pas conséquent régulièrement dans des situations embarrassantes ; enfin, les quiproquos sont fréquents. exemples : Green Green TV, Love Hina

Shōjo: destinés aux jeunes filles adolescentes. Ces récits abordent des sujets variés tels que la musique, l’école, le sport, la mode mais par rapport au shōnen manga, ce genre se caractérise par des récits davantage centrés sur les relations entre personnages. Généralement, une histoire d'amour romantique et conventionnelle est en trame de fond. Ce genre à part entière possède ses propres codes graphiques, avec entre autre l’accent mis sur les et flash-back sont omniprésentes. D’autre part, le shojo se distingue par son graphisme : traits fins et vaporeux, absence de réel découpage des cases donnant un rendu de l’action flou et flottant, un décor très brouillé et universel donnant à la jeune lectrice la proximité de l’action, elles sont les particularités servant à illustrer les diverses thématiques chères aux dessinatrices. Parmi les shojo on peut trouver :

- Magical girl : désigne les mangas mettant en scène des jeunes filles utilisant des pouvoirs surnaturels pour combattre le Mal ; (exemple sailor moon, Sakura)

- Romance : Sous-genre du shōjo, manga sentimental mettant en scène une jeune fille amoureuse d'un prince charmant, généralement des drames romantiques ; (exemple Nana)

BarrioP3_500Seinen manga s'adressent à un public plus adulte. S’il reprend dans l’ensemble les thèmes abordés dans les shonen, les récits sont toutefois plus mûrs et plus profonds et également plus sombres. Les personnages sont souvent plus complexes, subtils et torturés. Ces récits sont parfois plus violents ou teinté d’érotismes.

Josei est le pendant du seinen au féminin.

Yuri:  romance traitant de relation homosexuelles entre filles.
Yaoi
: romance traitant de relation homosexuelles entre garçons.
Parallèlement, les intrigues abordent tous les genres : fantastique, historique, policier etc…
A noter que pour ces deux "catégories" le lectorat comme les auteurs sont majoritairement féminin.

Ecchi et Hentai :  Sous cette classification sont regroupés les titres à caractère érotique (Ecchi) (le sentimental prime sur l'aspect sexuel) ou pornographique (Hentai) (comportant des scènes pornographiques parfois anormale).

On distingue aussi certains genres particuliers :

Jidaimono : manga historique ;
Moé : manga tourné vers un sentiment ou une affection fétichiste pour un personnage ;
Shitei : manga de type humoristique pour petits et grands ;
Shakai : manga traitant de problèmes sociaux ;
Geihin : manga vulgaire ;
Suiri : policier, manga tourné vers le meurtre ;
Yonkoma: manga en quatre cases (équivalent du comic strip), souvent humoristique.

Dans les pays francophones, seules cinq catégories sont couramment publiées : Shōjo, Shōnen, Seinen, Shitei et Hentai.

ange17Hors des frontières japonaises :

Le manhwa que l'on prononce "man-houa" est le nom donné à la bande dessinée d'origine Coréenne.

Comme pour le manga au Japon la culture de la bande dessinée est très forte en Corée et se décline sur bien des supports notamment l'internet ou le téléphone mobile. Un auteur de manhwa est appelé un manhwaga. Actuellement la Corée est l'un des premier pays producteur de bande dessinée dans le monde.

Le manhua (mànhuà) désigne la bande dessinée chinoise, c'est donc l'équivalent du manga en Chine. On appelle un dessinateur de manhua, un manhuajia. Il possède également ses propres codes graphiques, le dessin y est souvent très réaliste et les dessins pleines pages y sont abondants. Contrairement au manga beaucoup d'ouvrages sont réalisés en couleurs.

Le manfra (ou franga) est un terme apparu en 2005 pour regrouper les œuvres de bandes dessinées réalisées par des auteurs francophones (en général français, belges ou suisses) qui souhaitent travailler dans un format, un style de dessin et un genre de narration inspirés par le manga ou le manhwa.

Encore aujourd'hui très peu répandu en France, il existe néanmoins quelques titres parus chez divers éditeurs.

dbzLe système de prépublication :

Avant de paraître au format livre relié, tout manga est pré publié dans des magazines spécialisés. Ce sont des hebdomadaires ou des mensuels, regroupant 15 à 20 histoires. L’auteur se doit donc de créer le suspense en fin d’épisode. C’est cet impératif, qui fait que les volumes reliés se finissent la plupart du temps sur une attente insoutenable, et c’est ce qui constitue la grande force de la bande dessinée japonaise.

Le magazine Shonen jump est le plus célèbre des magazines de prépublication. Il est destiné aux adolescents de sexe masculin. Les séries cultes comme Dragon ball, one piece ou naturo ont débuté dans ce magazine. Bien d'autres magazines existent au Japon.

Ces magazines ont un fonctionnement très particulier. Chaque série comporte une vingtaine de pages. Une carte-réponse permet au lecteur de donner son avis et une série plébiscitée peut s’allonger sur des milliers de pages. S’il remporte un franc succès, il est alors réédité en volume de poche. Le magazine, bon marché est édité en grand nombre et destiné à être jeté, les dessins sont donc en noir et blanc. Cependant, pour les séries les plus populaires du moment, les mangakas ont le droit de dessiner les deux premières planches en couleurs.

En l'absence de succès auprès du public, une série pourra voir sa parution arrêtée, le mangaka étant prévenu peu avant pour trouver une fin rapide à son histoire et permettre une éventuelle parution en volumes. Certaines revues décident désormais de la fin d'une série dès la fin du second volume, conduisant à des histoires finales en quatre volumes. Dans certains cas, un manga à succès peut se voir adapté en anime.

Les techniques spécifiques du manga :

k2029On peut dire que le manga au Japon est l’équivalent de la BD en Europe ou du Comic au Etats-Unis, mais il faut néanmoins y noter quelques différences. 

Tout d’abord, et ça, tout le monde l’a remarqué, c’est le sens de lecture qui se lit de droite à gauche (parfois, en France, l’éditeur peut traduire le manga dans le sens de lecture français).

D’autre part, les dessins sont en noir et blanc dans quasi tous les mangas. Cela est du au fait qu’au départ les mangas sont édités dans des magasines peu coûteux sur du papier recyclé, dédiés à être lus et jetés ou laissés dans les rames de métro pour un prochain lecteur, destiné à tous les portes monnaies.

Le format des mangas sont généralement de la taille d'un livre de poche contrairement aux Bd européennes qui sont quasi toujours de grande taille.

La mise en page est différente des BD européenne, on a l’habitude de voir des cases bien rangées et bien remplies avec une seule action dedans. Mais dans les mangas, ce n’est pas le cas, la mise en page est explosée, les cases sont parfois sans bords, prennent parfois les deux tiers de la page et surtout, le dessin, en général, est moins « statique » que dans les bd occidentales. Il n’est pas rare d’y voir plusieurs actions à la fois dans une même case ! On peut en effet, voir un personnage à plusieurs endroits dans une même case ! Le mouvement est en fait détaillé. On aurait affaire à une mise en page très dynamique, favorisant l’action et une lecture rapide.MoiEtMonAngeGardien_25062007_201521

Les mangas sont dessinés d’une manière très différente des BD européennes. Les visages typiques des mangas sont triangulaires avec de grands yeux ce qui est sensés renforcer l’expressivité du visage. De nombreux codes graphiques sont utilisés pour symboliser l'état émotionnel ou physique d'un protagoniste. Exagération des attitudes par une super déformation ! L'étonnement, par exemple, est souvent traduit par la chute du personnage ; l'évanouissement, par une croix remplaçant les yeux. Outre de grands yeux, il est à noter est que la plupart des personnages ont souvent des traits occidentaux. "Certains y voient une façon d'afficher un attrait pour l'Occident, qui apparaît largement ailleurs dans la vie quotidienne au Japon."

Les décors sont plus épurés. Il n’est pas rare de voir en effet, évoluer les personnages dans un décor blanc. Ce parti pris a pour conséquence de focaliser l'attention du lecteur sur l'histoire en général et sur les dialogues en particulier.

Il y a également de nombreux recours aux onomatopées relatives aux mouvements, actions ou pensées des personnages. La langue japonaise regorge d’onomatopées, pour désigner aussi bien des bruits très discrets que des émotions. D’où parfois, à cause de la traduction, des onomatopées assez fantaisistes et des pages qui semblent surchargées de bruits. Exemple : l'onomatopée du sourire (niko niko), du silence (shiiin) ou encore du scintillement (pika pika, d'où le nom de Pikachu).

Une autre différence est la narration : l’histoire d’un manga est longue et développé sur plusieurs tomes. De ce fait, ceci affecte par conséquent beaucoup la structure du récit et sa narration. Les mangaka prennent leur temps et étalent parfois l’action sur plusieurs pages. D'où des techniques propres au manga.gto3

Le passage de l'absurde et du comique au sérieux ou au drame, sans aucune transition, fait également partie de la narration, sans jamais susciter d'interrogation de la part du lecteur qui accepte par avance cette convention de lecture.

Enfin, les thèmes abordés sont très divers et variés (sport, action, combats, histoires de lycées…). Et les publications s’adressent à des tranches d’ages précises (shonen, shojo, seinen….)

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Pour aller plus loin, quelques sites interessants...

Doc manga : un dossier trés bien fourni réalisé par un étudiant dans le cadre de son école.

Le mangakoi : Le magazine AnimeLand et les éditions Glénat ont réuni le meilleur du manga dans ce dossier spécial.

Les éditions Glenat : petit dossier sur la manga culture

Cette liste n'est pas exhaustive et il ne manque pas de sites parlant sur les mangas mais je ne peux les mettre tous ici !.. google, le fait mieux que moi !.....

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Prochain article : les mangakas les plus prisés...

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