Erik L’Homme et Pierre Bottero
A comme Association

Editeur : Gallimard/Rageot (jeunesse)
Genre littéraire : Fantastique, jeunesse
Format : e-book
Note : 5/5
A partir de 11 ans

Pierre Bottero et Erik L'Homme ont imaginé ensemble une série fantastique dont ils signeraient alternativement les livres : un même univers, riche de leurs talents conjugués et d'un plaisir de création partagé ; mais à chacun son héros, sa personnalité d'auteur et sa voix propre. Ce projet en huit tomes est édité en association par Gallimard Jeunesse et Rageot Éditeur.

A_comme_association_1Tome 1 – La pâle Lumière des ténèbre d’Erik L’homme

Date de sortie : 2010
Nombre de pages : 160

4ème de couverture :

Première mission pour Jasper : trafic de drogue chez les vampires

Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Bon, mais depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l’adresse ultra secrète de L’Association.
L’organisation a repéré chez lui certaines aptitudes pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Et les stages de L’Association ne se passent pas vraiment autour de la photocopieuse ! Armé d’une bombe lacrymogène au jus d’ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue.
Attention au retour du jet d’ail !

Tome 2 – Les limites obscures de la magie De Pierre BotteroA_comme_association_2

Date de sortie : 2010
Nombre de pages : 192

4ème de couverture :

Ombe fait l’effet d’une bombe

Elle s’appelle Ombe, est lycéenne à Paris et adore la moto. Elle a aussi l’incroyable pouvoir d’être incassable ou presque. C’est pourquoi L’Association l’a recrutée comme agent stagiaire.
Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués en explosant une bande de gobelins devant tous ses camarades de classe. Le problème ? La discrétion est une obligation absolue au sein de L’Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer tête baissée, Ombe l’incassable risque fort de comprendre ce que « ou presque » veut dire.


Mon avis :

Pourquoi ce livre ?

Ces livres ne faisaient pas du tout partie des mes intentions de lectures ! je ne comptais ni les acheter, ni les emprunter à la médiathèque. Mais voilà, après l’obtention de mon reader, et ayant les deux titres dedans, j’ai voulu le tester par des livres vite fait à lire, ceux là, jeunesse, pas trop de pages… je me suis dis que ça l’ferait bien !... j’ai enchaîné le tome 2 dans la foulée du 1 !

L’histoire :

L’association est une organisation secrète créer pour préserver l’harmonie entre les humains dits « normaux » et les « anormaux ». Et cela en faisant entrer des paranormaux !

Extrait tome 2 – page 31 de la présente édition :

Les anormaux. Ces créatures que la plupart des hommes considèrent comme mythique et qui existent pourtant bel et bien. Vampires, trolls, garous, goules, daedroths, élementaires, esprits divert et variéss, gobelins, kobolds, et une foule de cousins moins connus mais tout aussi réels. Les Anormaux existent, et le but de l’Association n’est ni de les détruire ni de révéler leur existence mais de les gérer. En toute discretion, avec comme objectif unique de préserver le fragile équilibre qui règne entre eux et nous, les normaux.

Extrait tome 2 page 31 de la présente édition :

Des paranormaux. Des humains qui possèdent un pouvoir, un talent, une capacité qui les rend.. différents et donc plus aptes que d’autres à gérer les Anormaux.

Tome 1 :Jasper est un jeune de 15 ans, un garçon plein d’humour, assez fière de sa personne, il faut bien le dire !!!! qui est rentré dans l’association en tant que stagiaire grâce à ses pouvoirs de magie.

L’association donne des missions à ses agents. La mission de Jasper le place face aux vampires puisqu’il doit démanteler un trafic de drogue chez ses derniers. Il est doué le petit, très fort même et s’en sort très bien !

Tome 2 :Ombe, 18 ans, officiellement en terminale dans le lycée bordage pour mener à bien sa mission contre les gobelins
Elle deteste la magie !
C’est une fille d’action, indépendante, fonceuse

Sa Mission :

Extrait tome 2:

[…]conflit territorial. Le lycée Bordage a été construit sur un lieu de culte Gobelins qu’ils considèrent comme sacré. […] A l’époque, l’Association a veillé à ce qu’un accord valide soit signé par les gobelins, […] les sous sols leur appartiennent pour mille ans, en échange, ils ont renoncé à se monter à la surface. Mais aujourd’hui […] il semblerait qu’ils se seraient fait roulé, il ont donc décidé de revendiquer le lycée. […] par chance, les gobelins sont aussi légalistes qu’une assemblée de clercs de notaire. Tu n’auras qu’à leur rappeler l’accord, les menacer de poursuites judiciaires avec demande de dommages et intérêts s’ils ne tiennent pas paroles et tout devrait rentrer dans l’ordre.

Pouvoirs de Ombe : « disons que je suis presque incassable ».

Ce que j’en pense :

1er tome : Je ne connaissais pas l’auteur Erik L’Homme, si ce n’est de nom, il a une écriture particulière au premier abord, mais fort sympathique, l’histoire est zarbie au premier abord encore une fois, pour moi qui n’ai pas l’habitude de lire ce genre de littérature mais on y rentre très rapidement dedans et on suit les aventures de Jasper.

On fait la connaissance dans ce premier opus d’Ombe, mais on ne sait pas grand-chose d’elle, si ce n’est qu’elle fait également partie de l’association sans connaître ses pouvoirs et que Jasper est attiré par elle, mais cela ne semble pas réciproque

Jasper nous en apprend un peu plus sur les vampires : Il corrige les légendes sur les vampires ! Ben oui ! Nous, pauvres humains que nous sommes, et qui savons que les vampires n’existent pas, créons des légendes qui ne sont pas tout à fait exactes ! Heureusement Jasper remet les choses à leur place en nous corrigeant nos erreurs et nous explique le vrai du faux !....

La narration est à la 1ère personne, Jasper lui-même nous raconte, comme s’il nous parlait directement, nous prenant à témoins. Il commente tout ce qu’il lui arrive et Dieu sait qu’il est très loquace ! Une jolie façon de nous sentir entièrement avec lui et intégré dans l’histoire !

Tome 2 : là, je connaissais bien l’auteur pour avoir lu plusieurs de ses titres. On retrouve ici la plume magique de Bottero et je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’histoire d’Ombe, n’est pas la particularité de cet auteur justement ?!

Ici on en apprend un peu plus sur les Gobelins.

A différents moments, On revient dans l’histoire de jasper, les deux histoires se déroulant en parallèle, et on a ainsi le point de vue de certains évènements des deux protagonistes. On pourrait penser que revoir deux fois les mêmes choses, les mêmes descriptions pourrait être ennuyeux et fastidieux, mais pas du tout, on revoit ainsi ici la description de mlle rose, du sphinx, la description de l’armurerie mais avec d’autres yeux et donc au lieu de répétitions on a un complément d’informations très utile pour mieux s’imprégner des lieux et des personnages.

D'une manière générale : Ce genre de littérature n’est vraiment pas la mienne, tout comme dans Ewilan de Pierre Bottero, ou autre romans rentrant dans cette catégorie, il faut que je fasse violence à mon esprit pour ne pas qu’il s’échappe et qu’il s’envole ailleurs, notamment par exemple quand il y a une longue description de préparation de potions magiques entre autre, aussi il y a certains passages qu’il m’a fallu relire plusieurs fois pour arriver à les imprimer, mais au delà de cela, je suis fortement surprise , car je me suis totalement prise au jeu des personnages, je suis complètement rentrée dans leur monde, et cela m’a beaucoup plu !

Les deux tomes sont parsemés de beaucoup d’humour, ce qui apporte un plus incontestable au plaisir de notre lecture

Ces deux tomes sont indissociables à mon avis, tous les tomes de la série, vont par deux.

Et après ?

Vite aller me procurer sous qq formes que ce soit, les tomes 3 et 4 !

Et je dis un grand merci à mon reader, sans lequel je n’aurais certainement jamais découvert cette série, et j’aurais du le regretter !

Les tomes de la série :

1. La Pâle lumière des ténèbres (Erik L'Homme)
2. Les Limites obscures de la magie (Pierre Bottero)
3. L’Étoffe fragile du monde (Erik L'Homme)
4. Le Subtil parfum du soufre (Pierre Bottero)
5. Là où les mots n'existent pas (Erik L'Homme)
6. Ce qui dort dans la nuit (Erik L'Homme)
7. Car nos cœurs sont hantés (Erik L'Homme - à paraître en février 2012)

Bonus :

Les personnages :

Jasper : personnage de Erik L’homme
Ombe : personnage de Pierre Bottero
(je n’ai pas envie d’en dire plus sur ces deux personnages, ils sont largement décrit dans les deux tomes, qui sont là, aussi pour poser les jalons de la suite, ce serait donc trop en dévoiler que d’aller plus loin…)

Walter : directeur de l’agence parisienne. Une antenne en France car c’est là que l’on trouve le plus d’Anormaux et que le besoin en Agents est le plus important (Extrait p69 du tome2)

Mlle rose : secrétaire de l’association, femme austère et sévère

Le sphinx : armurier, et adorateur et collectionneurs de papillons à ses heures perdues.

Les amies d’ombe : Lucile et laura ses colocataires

Les amis du Lycée de Jasper : Jean lu et Romu

Erglug un gobelin devenu l’ami d’Ombe

Les 9 règles qui régissent l’association :

La 1ère :
La 2ème :
La 3ème :
La 4ème règle de l’Association: « L’agent a au moins quinze ans. »
La 5ème règle : « L’Agent garde secrète la nature de son travail »,
La 6ème règle : « L’Agent ne révèle jamais ses talents particuliers ».
La règle 7 : « l’agent doit se conformer strictement à sa mission »
La 8ème règle : « L'aide à un Agent en danger prime sur la mission »
La 9ème et dernière : « L’odeur de soufre annule la mission. »

Je n’ai pas réussi à relever les 3 premières, quelqu’uns les a-t-il en stock ?

Le site officiel incontournable pour y apprendre de nombreuses révélations (notamment sur le casting) 

Extrait : Introduction d’Erik l’Homme :

Pierre et moi nous sommes rencontrés le 30 novembre 2003, au Salon du Livre de Montreuil. Je possède une dédicace sur le premier tome de La Quête d’Ewilan qui me rappelle ce jour : « À Erik. Nos univers sont proches, nous le sommes sans doute aussi… On teste ? Amicalement, Pierre B. »
Nous aurions pu en rester là, vivre nos vies parallèles d’auteurs, nous contenter de boire un verre au hasard des salons. Mais on a testé ! On s’est apprivoisés, lentement, pas à pas. On a discuté. On a même commencé à évoquer la possibilité d’un projet commun ! Ce n’était, à l’époque, pas encore le moment.
Ce moment est arrivé en 2008. Nous étions tous les deux à un carrefour. Nous pouvions partir chacun de notre côté ou bien faire un bout de route ensemble. J’ai appelé Pierre un soir de novembre. J’avais un projet à lui proposer.
Le 16 décembre 2008 j’étais chez lui, à Pélissanne. Autour de quelques tasses de café, je lui ai exposé les idées qui m’étaient venues. Il m’a écouté jusqu'au bout puis il a dit quelque chose comme : « Et si au lieu d’être là c’était ici ? » J’ai réfléchi et j’ai répondu un truc du genre : « Pas mal. Mais alors il faudrait que ce soit comme ça et que ceci devienne cela. » L’échange a duré longtemps. Nos yeux brillaient.
« Ça me plaît, a dit Pierre. On devrait mettre ça noir sur blanc. » Dans son bureau, nous avons jeté sur l’ordinateur la base d’un vaste projet. Une série fantastique, reposant sur trois principes fondamentaux :
– l’association (deux auteurs et deux éditeurs, main dans la main),
– la nouveauté (cet univers commun ne renvoie à aucun de nos univers particuliers, sinon pour des clins d’œil ponctuels),
– le plaisir (plaisir d’écrire, d’imaginer et de délirer ensemble).
A comme Association n’a donc aucun lien avec ce que Pierre a pu écrire précédemment. Je le précise à l’attention de ses lecteurs les plus fidèles. Inutile d’en chercher ou d’en inventer. C’est un projet indépendant, différent.
Nous avons fini de travailler tard, ce soir-là. Nous étions complètement excités. Les éléments s’ajoutaient les uns aux autres, les idées fusaient.
Le lendemain, avant mon départ, Pierre a voulu marquer l’instant à sa manière. Il m’a offert le dernier tome du Pacte des Marchombres. Sur la première page, il s’est amusé à écrire : « Pour mon vieux frère. Alors voilà, c’est l’histoire d’une association qui… Quoi ? Tu connais déjà ? C’est ton projet ? T’es sûr ? Notre projet, tu veux dire ? Bon, je préfère ! Bonne route et à bientôt chez Walter et mademoiselle Rose. Je t’embrasse, Pierre B. »
Chez Walter et mademoiselle Rose. On y est maintenant. D’avril 2009, date à laquelle nous nous sommes concrètement attaqués au projet, jusqu’en novembre de la même année, on se téléphonait et s’écrivait souvent, on se motivait, se pressait, se bousculait, se titillait, se chambrait sans arrêt, dans un esprit d’émulation facétieuse. Comme deux gamins. Pierre a, durant cette période, écrit deux tomes. Il les a terminés mais n’a pas eu le temps de les reprendre, de les retravailler ainsi qu’il en avait l’habitude.
Ces deux manuscrits, les derniers qu’il a écrits, sont donc publiés « bruts de décoffrage ». Je les ai relus, j’ai corrigé ce qui me semblait devoir – pouvoir – l’être. Pas plus.

Après la mort de Pierre, j’ai dû prendre une décision. Soit jeter le projet aux oubliettes, ce projet sur lequel on travaillait depuis presque un an avec un entrain et un bonheur incroyables (avec jubilation, pour utiliser un mot cher à Pierre), soit le poursuivre, avec des aménagements.
Je dois avouer que j’ai longuement hésité. Mon éditrice et celle de Pierre me soutenaient à fond, quel que fût mon choix. J’avais également la confiance de la femme de Pierre, Claudine, qui s’en remettait à mon libre arbitre.
Il est difficile de porter seul le poids d’une décision importante. D’autant que ce projet n’avait de sens à mes yeux que parce que Pierre et moi le partagions. Il n’était rétrospectivement qu’un prétexte à tous les moments privilégiés que l’on passait ensemble. Mais avais-je le droit de laisser en jachère ce qu’il avait écrit ? Continuer l’aventure, n’était-ce pas un moyen de rester en sa compagnie ?
J’ai pris le temps de la réflexion. Puis j’ai essayé d’écrire quelques pages de la suite. Et tout est devenu évident. Pierre était là, au-dessus de mon épaule, avec son bon gros sourire. Attentif et bienveillant.
Quel qu’en soit aujourd’hui le résultat, j’assume pleinement ma décision. Parce qu’elle m’a semblé alors – et me semble toujours – la bonne.
Heureusement, je ne suis pas seul pour affronter l’avenir. Il y a Hedwige, directrice de Gallimard Jeunesse et Caroline, directrice de Rageot. Nos deux Associées de toujours.
Et puis il y a vous, chers lectrices et lecteurs, futurs Associés !
À vous deux et à vous tous, merci d’être là avec moi. Avec nous.

Erik L’Homme

 Cette lecture rentre dans le challenge Littérature jeunesse Young Adulte  

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