Salmeron___si_peu_d_endroits_confortablesFanny Salmeron
Si peu d’endroits confortables

Editeur : J’ai lu
Date de sortie : 2010
Genre littéraire : roman
Nombre de pages : 155
Lu le : aout 2012
Note : 3/5

4ème de couverture :

« Je devrais débuter ma Période Grise monochrome et l'intituler " Paris ce n'est pas ce qu'on croit ". »

Hannah a le coeur brisé et ne croit plus en l'avenir. Joss est un garçon étrange, venu à Paris pour oublier son passé. Il a les cheveux bleus, elle a les yeux verts. Lorsqu'ils se rencontrent, il fait tout gris. Mais sous la pluie de l'hiver, ces deux êtres perdus vont se blottir l'un contre l'autre pour se réchauffer et tenter malgré tout de faire de leur vie un endroit confortable.

« Cette histoire de solitude contemporaine est servie par une écriture haletante, fiévreuse. C'est sûr, les lecteurs vont tomber amoureux de Fanny Salmeron. » Le figaro

Mon avis :

Pourquoi ce livre ?

Parce qu’il m’a été gracieusement offert pour mon anniversaire par Mélo ! Merci Mélo de m’avoir permis de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas du tout !

L’histoire :

Un texte à 2 voix :

- Hannah, triste et seule qui attend le retour de son amie, partie avec un homme à Londres et qui ne reviendra pas...

- Joss, venu à Paris pour peindre et pour oublier sa vie passée qu’il ne peut raconter parce qu’il y a des choses qui ne peuvent pas s’oublier.

Tous 2 ressentent une grande solitude et la racontant chacun à leur tour à leur façon.....

Ce que j’en pense :

Des phrases courtes, des paragraphes ultras courts, tel est le style de l’écriture de ce livre.

Au début j’ai trouvé et j’ai pensé que j’allais m’enliser dans toute cette tristesse décrite et m’ennuyer tout au long de ma lecture faite de répétitions sans fin, mais après qq pages, non pas qu’on s’identifie aux personnages (livre trop court pour cela hélas !) mais on s’en imprègne et on fini par ressentir cette tristesse, ce manque, cette solitude, cette rencontre, ainsi que la naissance des sentiments.

Mon cœur d’artichaut s‘est laissé entrainé, bercé et s’est laisser prendre, j’ai été touchée !.....

Une fin un peu abrupte qui aurait méritait à mon gout un peu plus de pages, ce qui est fort dommage.

Au final, se lit bien, trop vite....... mais hélas s’oublie aussi vite que la lecture.

J’ai lu ce livre au mois d’aout, et à l’heure où j’écris ce billet, ma mémoire de poisson rouge montre sa puissance d’une manière vertigineuse… j’ai beau chercher…. Je ne me souviens absolument pas de l’histoire ! Heureusement que j’ai pris l’habitude d’écrire qq notes sur un carnet de suite après ma lecture, sinon, je suis perdue ! Je précise donc que tout ce qui a été écrit plus haut est mon ressenti relevé directement à chaud après ma lecture.

Et bien maintenant, Mélo, j’attends que tu exhumes ce titre de ta longgguuuuue liste de livres à lire et de lire ton avis ! ;)

Extrait de joss p 15 de la présente édition :

Je suis venu me fabriquer une mémoire neuve. Propre. Tolérable.
J’ai pensé à Paris à cause de sa demeusure. Je voyais paris comme ma toute nouvelle inspiration.
Je voyais paris comme une vierge sublime, attendant que je la prenne de force.
Je voyais paris comme un projecteur, un tapis rouge, un tremplin un nouveau départ, tous ces clichés qu’enfante l’espoir.
Mais en sortant de l’avion, j’ai été surpris de voir que paris est sombre, paris est brouillon, paris est bruyante. […]
Paris est minuscule et sa moquette est trouée.
Paris est non-fumeur et ça fait chier.
Les fenêtres de paris ferment mal.
Il fait froid dans les draps de paris.
Paris déborde de solitude.
Je suis un étranger.

Extrait p 89 de la présente édition :

Je ne sais pas si deux solitudes s’annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand.

J’espère que non.

 

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Challenge objectif PAL/Swap,

challenge initié par A propos de livres,

dans son article que l'on peut retrouver ICI.