Claudel___La_petite_fille_de_monsieur_linhPhilippe claudel
La petite fille de Monsieur Linh

Editeur : Le livre de poche
Date de sortie : 2005
Genre littéraire : roman
Nombre de pages : 163
Note : 5/5

4ème de couverture :

C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est le seul à savoir qu'il s'appelle ainsi car tous ceux qui le savaient sont morts autour de lui.

Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

Mon avis :

Pourquoi ce livre ?

Parce que ça fait longtemps qu’il est dans ma PAL et qu’après avoir lu Le rapport de Brodeck, je voulais continuer à découvrir cet auteur…

L’histoire :

Monsieur Linh, un vieil homme en exil (il a du quitté son pays, chassé par la guerre, laissant derrière lui son fils et sa belle fille morts…) qui prend sous son aile « une petite fille »…
L’amour inconditionnel qu’il éprouve pour sa petite fille, qui le rattache à son passé, mais également à son futur…
L’histoire d’une amitié forte entre deux hommes qui ne parlent pourtant pas la même langue
Je ne crois pas qu’il faille en dire plus sur l’histoire…..

Ce que j’en pense :

Après quelques pages difficiles à rentrer dans l’histoire, j’ai été complètement prise par la suite, j’ai eu beaucoup de sympathie pour ce vieil homme, je n’ai plus lâché le livre que j’ai enfilé en une soirée…

La difficulté est maintenant, comment parler de ce livre ?...

Un livre rempli de poésie, de sensibilité, de douceur, et de tristesse aussi !.... ce sont les mots qui me viennent spontanément après avoir refermé la dernière page…

Je ne voudrais pas trop en dire pour ne pas enlever le charme d’une telle lecture, et dévoiler la fin, à laquelle je ne m’attendais pas du tout…

Tout au long de ma lecture, j’ai trouvé de nombreuses incohérences, mais prise dans l’histoire par l’écriture incomparable de Philippe Claudel je n’en ai pas fait cas, me disant que c’est pour la fiction de l’histoire… mais en fait, arrivée à la fin du livre… toutes ces incohérences prennent un sens et nous enveloppent d’une certaine émotion… on referme alors la 4ème de couverture dans un état… second… pensif… on appuie sur la touche marche arrière et on revoit tout le livre défiler en sens inverse et on comprend alors mieux certaines choses !...

je ne saurais expliquer plus…. Encore une fois c’est un livre qui se lit et non qui se raconte…

Avec des phrases simples et courtes, en peu de pages, et avec un minimum de description sur les lieux (on ne fait que deviner les pays dont ils est question, jamais il ne les site) et les personnages (mais là encore on les imagine très bien) l’auteur réussi à décrire un récit extrêmement humain emprunt de sentiments qui ne peuvent que toucher le lecteur.

Un livre à lire assurément…

Je serais incapable de dire si j’ai préféré ce titre à celui du Rapport de Brodeck… mais ce qui est sur, c’est qu’ils sont tous les deux dans la même trame, et qu’à la sortie, on se retrouve un peu dans le même état !!!

Et après ?

Continuer à lire des livres de l’auteur….

Aller voir le film… La petite fille de Monsieur Linh, Film Français sorti en 2007, réalisé par Richard Berry avec Gérard Depardieu